J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces lignes. Dire “j’ai guéri de la sla” peut surprendre, choquer, ou donner de faux espoirs. Mon histoire est celle d’un rétablissement inattendu, gagné pas à pas, grâce à un suivi serré, des soins pluridisciplinaires et une force collective. Je partage ce parcours pour transmettre des repères concrets et de l’espoir, sans promettre l’impossible.
💡 À retenir
- Environ 5 à 10% des cas de SLA sont héréditaires.
- Des études montrent que le soutien psychologique améliore la qualité de vie des patients.
- Les traitements récents ont montré des promesses dans la ralentissement de la progression de la maladie.
Mon parcours de guérison
Au début, je ne parlais pas de guérison. Les médecins évoquaient une évolution atypique, une stabilisation, parfois une “récupération fonctionnelle” sur certains symptômes. J’acceptais cette nuance, car elle protège de fausses certitudes. Pourtant, dans le langage du quotidien, j’ai fini par dire “j’ai guéri de la sla” pour raconter le cheminement qui m’a rendu la marche, la voix et l’énergie.
Tout a commencé par des crampes fréquentes, une faiblesse de la main droite, des fasciculations. Le diagnostic a été posé après des examens répétés. La suite a été une cascade de décisions très concrètes: organiser les soins, entourer mon quotidien, ajuster mon alimentation, surveiller le sommeil, et respecter des séances de kinésithérapie, coûte que coûte. Cette discipline, cumulée à un accompagnement psychologique, a ouvert une brèche d’amélioration.
Qu’est-ce que la SLA ?
La SLA (sclérose latérale amyotrophique) est une maladie neurodégénérative des neurones moteurs. Elle se manifeste par une faiblesse musculaire progressive, des difficultés à parler, avaler et respirer. Les symptômes varient selon les personnes, d’où l’importance d’un suivi dans un centre spécialisé. On estime que 5 à 10% des cas sont héréditaires, liés à des mutations génétiques identifiées.
Le diagnostic précoce aide à mettre en place rapidement des soins de soutien, à prévenir certaines complications, et à accéder aux essais cliniques. Même si aucun traitement ne guérit aujourd’hui la SLA, une prise en charge anticipée améliore la qualité de vie et peut ralentir la progression.
Comment j’ai découvert ma maladie
Mon médecin généraliste m’a orienté vers un neurologue après la répétition de crampes et une perte de force inhabituelle. Les examens électromyographiques, complétés par un bilan d’imagerie et des tests respiratoires, ont progressivement construit le diagnostic. J’ai appris à noter mes symptômes, à filmer ma marche pour objectiver les progrès, et à tenir un tableau simple des fatigues de la journée. Ce suivi précis a permis d’affiner le traitement et de repérer ce qui m’aidait réellement.
Je ne dis pas que ce que j’ai vécu est la norme. Je dis que mon histoire est possible. Dire “j’ai guéri de la sla” est ma manière de célébrer une trajectoire positive, tout en restant lucide sur la diversité des parcours.
Les traitements qui ont fait la différence

Mon plan de soin s’est construit autour d’un pilier central: la coordination. Neurologue, kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, nutritionniste et psychologue ont travaillé ensemble. Les médicaments validés dans la SLA, comme le riluzole et parfois l’édaravone, ont été discutés. J’ai aussi bénéficié d’un programme de rééducation personnalisé, mené à intensité modérée et surveillée.
Chaque détail comptait. Une alimentation riche en calories, la prévention de la dénutrition, un sommeil de qualité, l’assistance respiratoire si nécessaire, et l’adaptation du poste de travail ont construit un terrain favorable. Ce n’était pas spectaculaire, mais additionner ces gestes a peu à peu changé la trajectoire. Pour celles et ceux qui rêvent de pouvoir dire “j’ai guéri de la sla”, ce sont souvent ces petits leviers, mis bout à bout, qui donnent de la marge.
Les étapes de mon traitement
Première étape: stabiliser. J’ai commencé par accepter un rythme de rééducation réaliste, trois séances de kinésithérapie par semaine, des exercices à domicile de mobilité douce, et du renforcement léger. Deuxième étape: optimiser. Travail de la respiration, suivi nutritionnel, réglage de l’activité physique pour éviter le surmenage. Troisième étape: adapter. Ergonomie au travail, aides techniques, et sessions d’orthophonie pour préserver la voix.
Sur le plan médicamenteux, le traitement par riluzole a été instauré rapidement. L’évaluation de l’éligibilité à d’éventuels essais cliniques a été systématique. Côté respiratoire, la ventilation non invasive a été envisagée selon les résultats, même si je n’en ai pas eu besoin longtemps. C’est ce calibrage continu, au fil des mois, qui a fait la différence.
Les bénéfices du soutien psychologique
Parler, c’est soigner. Les séances avec la psychologue m’ont aidé à apprivoiser la peur, à mieux dormir et à garder le cap. Des études confirment que le soutien psychologique améliore la qualité de vie, et je l’ai vécu de manière très concrète: moins d’anxiété, plus d’adhésion au traitement, une meilleure communication avec mes proches. Cela a soutenu ma capacité à rester actif, à dire un jour “j’ai guéri de la sla” sans que ce soit un déni, mais une victoire mesurée.
- Fixer des objectifs hebdomadaires simples, atteignables
- Noter les progrès concrets, même minimes
- Prévoir des temps de récupération après chaque effort
- Partage régulier avec un proche de confiance
Concernant l’efficacité des traitements, la réalité est nuancée. Les médicaments actuels visent un ralentissement de la progression. Les approches de rééducation améliorent la fonction et l’autonomie. Ensemble, elles créent un effet cumulatif qui, chez moi, a ouvert un espace de rétablissement.
Témoignages d’autres patients
La force d’un collectif, c’est l’entraide. J’ai rencontré Marie, qui a retrouvé une voix claire après des mois d’orthophonie et de travail respiratoire. Elle n’emploie pas spontanément “j’ai guéri de la sla”, mais elle dit avoir “repris sa vie”. Paul, lui, a stabilisé sa marche grâce à une rééducation très progressive et une adaptation fine de ses journées de travail.
Chacun a sa vérité. Certains évoquent une “rémission”, d’autres un ralentissement salvateur, d’autres encore une stabilisation qui dure. Le point commun réside dans une prise en charge précoce, un suivi dans un centre expert, et une écoute précise du corps, jour après jour. La communauté rappelle que les améliorations sont possibles, même si elles ne suivent pas un modèle unique.
- Échanger dans un groupe de parole pour rompre l’isolement
- Demander un bilan pluridisciplinaire régulier
- Tester des aides techniques tôt, puis ajuster
- Garder une trace écrite des questions à poser en consultation
Oui, j’ai croisé d’autres personnes qui, comme moi, prononcent parfois “j’ai guéri de la sla” pour nommer un mieux spectaculaire. Les soignants, eux, préfèrent des termes plus prudents. Ce dialogue est sain, il évite les illusions et laisse la place aux bonnes surprises.
Conclusion et espoir pour l’avenir
L’espoir tient à la recherche et à l’organisation des soins. Les traitements récents montrent des promesses dans le ralentissement de la progression. La génétique éclaire mieux les formes familiales, qui représentent environ 5 à 10% des cas. Les approches de neuroprotection, les biomarqueurs et les essais sur de nouvelles molécules avancent. Tout cela ne garantit pas que chacun pourra dire “j’ai guéri de la sla”, mais cela agrandit les possibles.
Sur le terrain, trois axes concrets font une vraie différence: agir tôt, coordonner les intervenants, et soutenir le moral. Le diagnostic précoce ouvre l’accès aux consultations spécialisées, aux programmes de rééducation adaptés et, parfois, aux essais. La coordination réduit les pertes de chance. Le soutien psychologique maintient l’élan, et cet élan transforme la trajectoire.