Douleur sourde qui serre une couronne, point sensible au sommet de la tête, sensation de pression après une longue journée d’écran… Le mal sur le dessus du crâne est fréquent et souvent déroutant. Bonne nouvelle, la plupart des cas sont bénins et se soulagent avec des gestes simples. Voici comment reconnaître cette douleur, comprendre ses causes et adopter des solutions efficaces, chez vous et avec l’aide des bons professionnels.
💡 À retenir
- Environ 60% de la population souffre de maux de tête réguliers
- Les céphalées de tension sont les plus courantes
- Les facteurs de stress et de fatigue peuvent aggraver la douleur
Qu’est-ce que le mal sur le dessus du crâne ?
On parle de mal sur le dessus du crâne lorsque la douleur se localise surtout au sommet de la tête, parfois comme une couronne ou un « casque ». Elle peut être diffuse, pesante, ou au contraire ponctuelle sur une zone sensible. Cette douleur apparaît par épisodes, après une journée intense ou au réveil, et s’accompagne parfois d’une raideur de nuque ou d’une fatigue visuelle.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une céphalée dite primaire, sans lésion sous-jacente. La douleur varie d’intensité et peut durer de 30 minutes à 7 jours selon le type. Elle se distingue d’une migraine par son caractère plus constant que pulsatile et l’absence systématique de nausées ou d’intolérance au bruit et à la lumière.
Définition et symptômes
Reconnaître ce type de céphalée aide à choisir la bonne stratégie de soulagement. Quelques signes typiques reviennent souvent.
- Douleur pressive au sommet de la tête, parfois en « casque », souvent bilatérale.
- Sensation de muscles du cou tendus, épaules raides, mâchoire crispée.
- Fatigue, stress ou manque de sommeil avant l’épisode.
- Aggravation en fin de journée d’écran, amélioration au repos ou après étirements.
Les causes possibles
Le mal sur le dessus du crâne peut provenir de mécanismes variés. La cause la plus fréquente reste les céphalées de tension, liées à une contraction des muscles du cuir chevelu et du cou, à la posture, au stress et à la fatigue. Ces facteurs augmentent la sensibilité des nerfs du crâne et entretiennent la douleur.
D’autres causes existent. La migraine peut donner des douleurs au sommet de la tête, plus souvent pulsatives et associées à des nausées. Une irritation des nerfs occipitaux (névralgie d’Arnold) peut provoquer des décharges remontant vers le sommet. Une sinusite, surtout frontale, peut se ressentir en haut du crâne. La déshydratation, le manque de sommeil, l’abus de caféine ou l’abus médicamenteux d’antalgiques entretiennent aussi les épisodes.
Céphalées de tension
Ce sont les plus fréquentes et elles sont souvent à l’origine de ce mal sur le dessus du crâne. La douleur est plutôt modérée, non pulsatile, avec une sensation d’étau. Elle s’aggrave avec le stress, la crispation des trapèzes, la posture en avant de la tête et la fatigue visuelle.
Quelques déclencheurs récurrents à surveiller au quotidien :
- Posture prolongée devant écran, clavier trop haut, siège mal réglé.
- Serrement des dents ou bruxisme, surtout la nuit.
- Hydratation insuffisante et repas sautés.
- Accumulation de stress sans pauses ni mouvement.
Les migraines peuvent aussi s’exprimer au sommet du crâne. Elles se distinguent par une douleur battante, une possible aura visuelle, une sensibilité à la lumière et au bruit, et un besoin de s’allonger. Une névralgie d’Arnold donne plutôt des élancements depuis la nuque vers le vertex, parfois au toucher d’un point gâchette. Plus rarement, une infection, une hypertension très élevée ou un problème ophtalmologique peuvent être en cause. Un avis médical s’impose si la douleur change de nature, devient violente ou s’accompagne de signes inhabituels.
Comment soulager la douleur

Premier réflexe simple et souvent efficace. Hydratez-vous, desserrez la mâchoire, corrigez la posture, bougez quelques minutes et aérez la pièce. Pour soulager un mal sur le dessus du crâne, commencez par relâcher les tensions du cou et des épaules avec des étirements doux et une respiration lente. Évitez l’excès de stimuli et réduisez la luminosité des écrans.
Appliquez une compresse froide ou tiède au sommet du crâne ou sur la nuque selon ce qui vous fait du bien. Massez délicatement le cuir chevelu du bout des doigts, puis les tempes et la base du crâne. Une courte sieste, une balade au calme, un verre d’eau et une collation équilibrée suffisent parfois à faire disparaître l’épisode.
Remèdes naturels
Certains gestes et produits naturels peuvent compléter l’approche, surtout pour des douleurs légères à modérées.
- Huile essentielle de menthe poivrée diluée à 10% dans une huile végétale, appliquée sur la nuque et les tempes, en évitant les yeux.
- Respiration en cohérence cardiaque, 5 minutes, trois fois par jour pour diminuer le stress.
- Infusion de gingembre ou de camomille, hydratante et apaisante.
- Chaleur douce sur les trapèzes pour relâcher les tensions musculaires.
Les antalgiques en vente libre peuvent aider si la douleur persiste malgré ces mesures. Le paracétamol et l’ibuprofène sont les plus utilisés, en respectant les contre-indications et les doses. Évitez de les prendre plus de deux à trois jours par semaine pour ne pas favoriser les céphalées par surconsommation. Demandez conseil à un pharmacien si vous êtes enceinte, si vous avez un ulcère, une maladie rénale ou si vous prenez déjà des traitements.
Adoptez une routine protectrice. Réglage ergonomique du poste de travail, pauses visuelles toutes les 20 minutes, étirements de 3 minutes toutes les heures, hydratation régulière, dîner léger, heure de coucher stable. Les techniques de gestion du stress comme la méditation guidée, le yoga doux ou l’auto-massage de la nuque entretiennent un terrain moins propice aux crises. Un apport suffisant en magnésium alimentaire peut être utile en période de fatigue.
Quand consulter un professionnel
Si le mal sur le dessus du crâne se répète, change d’intensité, devient handicapant ou s’accompagne d’autres symptômes, un avis médical s’impose. Le professionnel recherchera la cause, confirmera qu’il s’agit d’une céphalée primaire et proposera un plan d’action personnalisé, parfois avec kinésithérapie, correction de la posture, gestion du bruxisme ou adaptation des lunettes.
Certaines situations nécessitent une évaluation rapide. Une céphalée apparue brutalement à son paroxysme, une fièvre avec raideur de nuque, un trouble neurologique ou une douleur après un traumatisme de la tête sont des signaux à prendre au sérieux. L’objectif est d’écarter une cause rare mais importante et d’éviter l’automédication inadaptée.